Eagle : logiciel de conception de circuits imprimés


J’ai découvert et utilisé récemment la version gratuite de ce logicel.

Elle est forcément limitée : dimension de la carte : 100 x 80 mm, simple ou double face uniquement, 1 schéma. C’est cependant suffisant pour le tester et apprendre à s’en servir.

Satisfaite de cet essai, j’achèterais prochainement la version hobbyiste à 169 $ qui permet de réaliser des cartes de 160 x 100 mm, 99 pages de schéma et jusqu’à six couches de cuivre.

Pour avoir la possibilité de plus grand format de cartes, il faut passer à la version professional la plus chère, les autres sont en 160 x 100 mm.

http://www.cadsoftusa.com/shop/pricing/?language=en

Auparavant je connaissais un logiciel libre et gratuit : KICAD que j’ai voulu essayer un jour, mais il souffre d’une bibliothèque de composants plus que limitée.

Ce n’est pas du tout le cas de Eagle, c’est pléthorique !

D ‘ailleurs une des premières choses à faire est de découvrir le contenu de ces nombreuses bibliothèques. Il faut d’abord les choisir et ensuite on peut voir les composants qu’elles contiennent.

Il y en a des génériques : résistances, condensateurs, et d’autres pour les circuits logiques, les amplis ops et d’autres par marques ( condensateurs, connecteurs, etc …).

Pour les composants simples ( à deux pattes ) ce qui importe est l’encombrement sur la plaque de CI, pour l’implantation, et le pas ( ou grid ) : pas de marque, ni de valeur.

Evidement il faut choisir celui qui correspond en diamètre et en pas au condensateur radial ( par exemple ) qu’on veut mettre et qu ‘on trouve dans son datasheet, sur un tableau où il y a les dimensions pour chaque catégorie de tension et chaque valeur de capa.

Il faut préparer ça avant, c’est un peu long, mais c’est un sacré gain de temps pour la suite.

Les bibliothèques nous indiquent assez souvent les références d’un composant , chez divers fournisseurs dont Farnell. Il suffit de la copier et d’aller sur le site de Farnell ( que j’aime bien et qui livre en 17 h par UPS, port gratuit à partir de 30 € ) de mettre la référence dans la recherche et on a alors accès à la description au prix et au datasheet du composant.

Le tuto Eagle : il nous fait faire un tour exhaustif des menus, mais on début on ne comprend pas trop à quoi ça sert… Ce n’est pas l’idéal pour débuter.

N ‘ayant jamais vraiment utilisé de tel logiciel, certes je connais les étapes de la réalisation d’un circuit imprimé, ancienne méthode ( tout à la main ), mais je ne voyais pas bien ces étapes avec le logiciel.

les voici :

1 – Choix des bibliothèques de composants.

sinon on ne peut pas ajouter de composant sur le schéma

2 – Dessin du schéma ( on ne peut pas importer de fichier de schéma Spice ( pour le simulateur ), il faut le redessiner sous Eagle )

3 Création de la carte :

Une fois le schéma terminé, on passe à la création de la carte switch to board.

On va créer un deuxième fichier de même nom avec l’extension .brd ( c’est l’extension sch pour le schéma).

Ces deux fichiers sont liés par le logiciel, par la suite ( comme le logiciel le propose) il faudra les ouvrir tous les deux, pour que les modifs sur l’un soient reportées sur l’autre.

Quand on crée la carte ( switch to board )on se retrouve avace un écran en deux parties :

A gauche tous les composants alignés per catégorie et repère, à droite la carte vide.

A gauche tous les composants sont reliés par des fils jaune , conformément au schéma, mais pas forcément dans l’ordre du schéma. Ces schémas de liaisons forment une toile d’araignée.

4 Implantation des composants.

Je croyais que le logiciel s’en chargeait pour optimiser le placement .. NON !

L’implantation se fait manuellement. On déplace un par un les composants rangés sur la partie gauche à l’emplacement qu’on choisit sur la carte.

On fait ça de manière intuitive pour simplifier le dessin du circuit imprimé, comme on le ferait à la main.

Il faut choisir une grille assez fine, car les composants (et plus tard les pistes, s’accrochent à la grille )

5 Définition des règles

J ‘ai un peu zappé cette partie lors de mes premières expériences, mais en gros, on définit la largeur des pistes, le diamètre des pastilles, l’espace minimum entre deux pistes, entre une piste et le bord de la carte , qui va conditionner le routage ( tracé des pistes ). On définit si c’est du simple ou du double face ( ou alors le nombre de couches ).

D’origine Eagle est configuré pour des pistes très très fines, ce qui augmente les possibilités de passages entre les pattes des composants, mais si on veut réaliser soi même le CI sur l’évier, à partir d’un typon, ça va pas le faire ( le perchlo a tendance à ronger les pistes).On peut toujours modifier la largeur des pistes après, mais c’est long et parfois il faut modifier le tracé ou l’implantation pour que ça passe. Sinon Eagle bloque si on a pas l’espacement minimal requis.

Eagle est aussi configuré d’office pour du double face.

6 Routage

C ‘est surprenant ! avec le bouton routage automatique en quelques dixièmes de seconde Eagle a traçè toutes les pistes en double face..

Là on se retrouve devant un gros problème avec les composants plaqués sur la carte et qu’on ne peut que souder du coté cuivre uniquement. Eagle n’en tient pas compte. Bien sur on peut inverser la position des pistes pour remplir cette obligation , mais au delà d’un certain nombre de changements ça devient inextricable.

Eagle n’optimise pas le routage : il résoud le problème point barre quitte à faire un circuit de type labyrinthe, alors qu’il aurait pu faire la liaison directe avec un composant juste à coté ( ça vaut surtout pour les polarités d’alimentation..

Pour optimiser le trajet des pistes, il faudrait qu’ Eagle puisse modifier l’implantation ou l’orientation des composants. Ce qu’il ne fait pas, on ne lui a pas laissé cette liberté, ce serait sûrement trop complexe à résoudre.

Aussi je me suis sentie rassurée lorsque j’ai lu sur un tuto en français qu’il ne fallait pas faire de routage auto ( sauf peut être pour une carte de type informatique avec de très nombreuses liaisons et plusieurs couches de cuivre ).

http://www.lattis.univ-toulouse.fr/~acco/acco_wiki/lib/exe/fetch.php?media=hard:3imacs_be_elec:2009_10:doceagle4xx_v3.pdf

Pour un circuit conventionnel à composants discrets, il est préférable de faire le routage à la main.

A compléter …

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Un commentaire pour Eagle : logiciel de conception de circuits imprimés

  1. Cecilla dit :

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