La HiFi Vintage


J’ai ouvert ce blog qui correspond à une autre passion de l’électronique, plus artistique que celle des systèmes embarqués dont le génie ne saute pas immédiatement aux yeux, ni aux oreilles du profane, et plus souvent synonymes de « panne électronique » de leur voiture. Il s’agit de la HiFi.

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé la musique. Ado j’avais des copains qui « grattaient » ils avaient monté leur groupe, façon Shadowset un peu plus tard Rolling Stones.

A l’époque j’ai racheté l’ampli d’un copain qui avait enfin pu se payer un Vox. Un ampli mono à lampes de 15 W, que j’ai raccordé sur mon tourne disques. C’est cette passion de la musique qui m’a fait aimer l’électronique. J’ai presque toujours été entourée de copains musiciens, rock et jazz avec la chance d’assister aux répétitions et autres soirées musique entre amis.. Spectatrice privilégiée, au cœur de l’action. C’est une référence pour connaitre le véritable son des cuivres et guitares acoustiques.

Mes deux dernières chaînes HiFi : une Pioneer Diva fort discrète, achetée en 1998, pour écouter de la musique dans ma chambre est tombée en panne au bout de deux ans, le SAV de la FNAC l’a jugée irréparable ! Non mais c’est dingue !

Dans ces années là on est à plein dans l’obsolecence programmée. On me dit carrément que je n’ai plus qu’à acheter le nouveau modèle.

Puis une minichaine Onkyo achetée en 93, c’est tout le système d’affichage et de télécommande de l’ensemble, avec un bus I2S à l’arrière pour relier les appareils au bloc principal, qui a lâché. Pas très facile à utiliser en manuel quand on ne voit rien sur l’affichage. Puis au fil des années on s’habitue aussi peu à peu à la dégradation de la qualité de sa chaîne, et quand un jour un vulgaire système de son pour PC Altec Lansing, à 100 € donne un meilleur son que la chaîne, on se prend comme une claque. Elle a tenu 10 ans.

Alors que ma première chaîne Hifi achetée en 1973, que j’ai revendue dans un moment difficile de ma vie continue à faire le bonheur de son heureux propriétaire. D’ailleurs ce sont les seuls éléments HiFi qu’il a gardé. Même pas un potar qui crache !

Quelle connerie j’ai fait de la vendre, j’aurais pu me débrouiller autrement. Jamais, quand ça allait mieux, je n’ai pu retrouver dans une gamme de prix accessible une telle qualité de reproduction sonore.

Au début des années 70, à Grenoble avec les copains et copines on allait en boite au Drac West, équipé d’une sono d’enfer ! Je me souviens encore du solo de batterie de Ginger Baker. Mais on allait aussi au Scotch Club, une discothèque toute équipée en Mac Intosh.

Certes une boite n’est pas un auditorium, mais le son était bluffant, les voix très réalistes, et ça ne manquait pas de puissance, mais jamais pénible par l’absence de distorsion.

Une visite de la cabine du DJ s’imposait. J’en ai eu l’occasion lors d’une invitation gratuite en semaine, où il y a moins de monde. Je revois encore les gros amplis monos sur les étagères et le DJ qui remplaçait les tubes des amplis de la seconde salle, par des neufs.

Le prix d’un ampli mono ? Pfiouuuuh !!!! C ‘est le prix d’une bagnole !

Bien entendu on achetait régulièrement les nouveaux disques qu’ils passaient au Scotch, seul problème sur nos tourne disques et chaînes HiFi Monoprix, on ne reconnaissait pas ce qu’on avait entendu au Scotch.. Je me souviens en particulier de « Ich bin alein » ( Camillo Warum ) et « Chantilly lace ( Jerry Lee Lewis ), ces disques étaient fort décevants. Je suis allée jusqu’à vérifier auprès du DJ, que c’était bien les mêmes éditions. Hélas oui !

En 73, un copain venait d’acheter le sommet de gamme de Dual, avec le CV 120. Je me souviens que sa chaîne avait un peu de mal à passer « in a gada da vida » ( iron Butterfly ), ou l’attaque à la basse de « I’am a man » de Chicago Transit Autorithy. Terribles ces quelques notes. Il fallait baisser le niveau, les boomers ne suivaient plus. Au Scotch, ça passait tranquille et on ressentait les vibrations dans la poitrine.

Au labo, travaillant dans l’électronique, forcément tout le monde essayait de fabriquer son ampli HiFi à transistors, le soir après le boulot. Chaque fois que sortait un nouveau schéma et que quelqu’un se lançait dans l’aventure, j’attendais le résultat avant d’investir un jour dans les composants. On allait essayer ça sur la chaîne Scott du CE, la référence la plus proche..( mais c’était pas le Scotch non plus ! ).

C ‘était toujours décevant ! Au choix : du souffle, ou le manque de dynamique. Le schéma ? les composants ? le circuit imprimé ?.

Oui on avait encore des schémas d’amplis avec un condo de sortie et des condos de liaison entre les étages. On prenait des composants grand public. Pour la première fois j’ai vu les transistors darlington, puis les modules hybrides qui simplifiaient le circuit imprimé, mais les résultats étaient toujours aussi décevants. On bossait dans le numérique, et la HiFi est un autre métier. Oui c ‘est un métier à part entière, un métier où il y a de la recherche où l’expérience compte énormément. Sur le prototype, on peut refaire trois fois le circuit imprimé, jusqu’à ce que ce soit parfait. Puis on découvre que les fabricants ont fait fabriquer des composants spécifiques avec les caractéristiques dont ils avaient besoin.

Puis j’avais un copain guitariste qui passait ses disques sur son Marshall sur lequel il avait raccordé un vulgaire pick-up. C’était de la sono, pas de la stéréo, il ne passait pas de la musique classique, ni de l’opéra, mais quel son ! Hendrix on s’y croirait. Ca me donnait presque envie de faire mon ampli à lampes. Le prix des transfos de sortie m’a refroidie un peu.

Les amplis à transistors que les collègues essayaient de faire n’avaient pas cette puissance non plus, 25 W 30 W. On était loin des 100 W RMS du Marshall et on ne risquait pas de retrouver les sensations d’un concert comme celui de Deep Purple en 73 ( assistés par les techniciens de Marshall qui avait spécialement réalisé cette sono et la table de mixage, hors du commun pour cette tournée mondiale. Après tout le monde a copié, mais c’est la première vraie sono digne de ce nom. Le groupe qui était passé en première partie n’en avait pas bénéficié, quel cacophonie dans cette salle ! ).

Consciente des difficultés pour réaliser un bon ampli HiFi, j’ai commencé à faire le tour des magasins spécialisés de Grenoble.

Le premier me fait écouter le premier ampli d’une nouvelle marque dont j’ai aperçu quelques publicités : « Technics, la marque qui ne fait pas de bruit, seulement de la musique ! » Un slogan tout à fait justifié, cet ampli n’a aucun souffle.

Il est badgé National Panasonic et le vendeur m’explique que Technics est le nouveau nom de la branche HiFi de National Panasonic (filiale de Matsushita Electrics) qui fabrique du matériel plus grand public, mais de super qualité tout de même.

Technics se lançait à la conquête du marché mondial de la HiFi tenu par des marques européennes, comme Revox, B&O, puis Dual, Philips, etc… avec Marantz (USA) et d’autres marques japonaises comme Sansui.

Après avoir absorbé le marché de la moto et de la photo, les japs s’attaquent à celui de la HiFi. Pour percer, ils ont mis le paquet et la concurrence fait rage, donc pas question de mégoter sur la qualité des composants, ni de les faire travailler à la limite.

Après avoir été écouter ailleurs un Marantz, puis un Sansui qui m’ont impressionnée, j’ai trouvé le Revox un peu en dessous du Sansui, mais je garde une très bonne impression du Panasonic Technics SU 3400, sur les mêmes enceintes : des Cabasse Sampan léger. Quelques jours plus tard je retourne l’écouter plus longuement. Sur divers styles de musique, il est difficile de prendre cette association en défaut.

En tant qu’électronicienne, je regarde la doc, les caractéristiques. « OCL » : Pas de condos en sortie, ni de condos de liaison, couplage direct entre les étages. Les taux de distorsion sont extrêmement bas, jamais je n’ai lu ça dans les pubs des magasines et Technics se permet de donner les taux de distorsion, non pas à 1 000 Hz et à puissance réduite comme souvent, mais sur toute la plage et à puissance nominale 2 x 35 W, on reste en dessous de 0,04 %.

Les 110 dB de rapport signal sur bruit, confirment le slogan de la nouvelle marque.

Certes on achète pas des performances, mais on les retrouve forcément à l’écoute.

Les sorties HP sont protégées des surcharges, court-circuit, et composante continue, du jamais vu sur nos marques européennes..( avec un condo en sortie, les enceintes ne risquent rien vis à vis d’une composante continu en cas de défaut interne ). Je note l’apparition du loudness. La fréquence charnière des Baxandall est commutable.

Le prix de l’ampli : 3 500 FR, soit 3 mois de SMIG de l’époque et tout le budget que je pensais mettre dans ma chaine HiFi.

Tant pis ! Pour le reste j’attendrais, mais c’est cet ampli que je veux. Le Sansui, le Marantz et le Revox, leur prix était du même ordre de grandeur. Pour ce prix on a la totale chez Dual ( ampli, platines , enceintes ).

Les Cabasse c’est encore plus cher, et il faudra que j’oublie la platine Technics à entrainement direct : Plus de 3 000 FR.

Je commande donc mon SU 3400 et une semaine plus tard je reçois bien un ampli badgé Technics.

Coup de chance, j’ai l’opportunité de faire du chantier ( les mesures dans l’industrie, c’est vital et il faut expérimenter sur le terrain ). A l’époque on bossait jusqu’ à minuit voire plus, de quoi se faire de bonnes payes. Je n’ai pas longtemps à attendre pour compléter la chaine avec les Sampan léger et une platine Thorens avec un paiement en trois fois.

Près de quarante années plus tard, cet ampli marchait toujours très bien, alors que les Technics que mes frères ont racheté plus tard n’ont pas tenu aussi longtemps.

Racheter un ampli et de ce niveau avec des enceintes trois voies avec un gros boomer, aujourd’hui à la retraite, c’est complètement en dehors de mon budget.

Tout ce que j’ai entendu comme HiFi dans les grandes chaines de magasins, ne m’a pas incitée à sortir la carte bleue. Cher et la qualité : Bof !!! J’ai pourtant écouté des Cabasse, mais ce n’est plus ce que c’était ( la marque a été rachetée, les nouvelles ne sont plus garanties à vie ).

Quand un jour je discute de lecteurs de CD avec un copain de forum ( de vélos électriques ), il est ingé en électronique et bosse également pour TVC Audio. Il me conseille de me retourner vers le vintage. Il me parle de Micromega , de Wadia.

Au début des années 90 j’avais reçu une invitation à une expo du magasin HiFi où j’avais acheté ma chaine Onkyo. J’ai eu l’occasion d’écouter un prototype de Microméga en trois blocs qui a été commercialisé sous la forme du Trio.

Incroyable ! Je n’aurais jamais cru qu’il y avait toute cette musique sur un CD.

J’en étais presque furax ! Mon lecteur m’en bouffe la moitié. On nous vend vraiment de la merde.

Mais il fallait lâcher 50 000 balles pour commander le haut de gamme de Microméga.

Après on trouve tout le reste fade, y compris leur modèle à 4 000 balles, qui ne supportait pas la comparaison et qui n’a pas eu d’ailleurs beaucoup de succès, forcément !

Puis chez moi, je n’ai pas remis un seul CD dans mon lecteur pendant un mois, complètement dégoutée.

Après on me dira que l’acoustique de la pièce est primordiale, d’accord, mais si le lecteur bouffe la moitié des notes.

Tout d’abord, je tombe sur un lecteur de CD d’occasion un Microméga CD 132 SE. Un modèle récent dont les derniers exemplaires neufs sont vendus 800 €. Il est vendu pour 350 €. Ce n’est pas du vintage, mais j’ai du mal à laisser passer cette opportunité.

Vue interieure Microméga CD 132 SE

Je ne m’attend pas à retrouver le son du proto des 1990, mais j’espère qu ‘il sortira du lot des lecteurs HiFi grand public.

Je n’ai rien pour l’écouter et pas vraiment de budget pour la HiFi, après l’achat d’un vélo électrique, qui m’est très utile.

Sur un forum audiophile on me conseille encore une fois le Vintage.

Après un premier petit Marantz PM 200 acheté 60 €

Face AV Marantz PM200

Bingo ! je tombe sur mon premier ampli HiFi, le SU 3400, affiché 100 €. je bondis sur le téléphone pour le réserver.

reception ampli SU 3400

Mais celui-ci est badgé National Panasonic. Au vu de son état, je pense qu’il a passé sa vie dans un carton, après avoir servi de démo, et qu’il n’a pas été commercialisé pour ne pas brouiller l’image de Technics.

Mais quelle émotion de revoir et de réentendre « mon » premier vrai ampli HiFi.

Pour les enceintes en occase c’est plus compliqué, il faut les aller les écouter, aller les chercher…

En provisoire, je m’achète au magasin HiFi du coin une paire de Yamaha bibliothèque, que je pourrais recaser sur mon PC.. La sélection est vite faite, je prend les moins pourries du lot. Pour la démo, ils ont un lecteur de cassette minable et de la musique tout aussi lamentable qui ne permet pas de juger des enceintes. Ils pourraient se forcer un peu. Heureusement de retour à la maison , ces enceintes sonnent très bien , sauf la contrebasse de Brassens qui ne passe pas ( on a l’impression de froisser du carton ) mais ça ira mieux après une courte période de rodage.

Si parler de rodage de câbles me semble une énormité d’idiophiles, après cette expérience je veux bien croire que c’est utile pour des boomers.

Par la suite j’ai acheté d’autres appareils, vu les prix du vintage on peut se le permettre, pour essayer d’avoir mieux, avoir un double au cas où l’un flancherait.

Ils ont tous été présentés dans « Mon équipement » et ceux qui ont été revendus sont dans la catégorie « De passage »

J’ai surtout une bonne collection de lecteurs de CD Vintage, et d’ailleurs j’ai revendu mon Micromega récent, car sur certains morceaux de musique avec des sons un peu métalliques, il était un poil agressif. Il faut assez vite réduire le volume, sinon ça devient fatiguant. Ce que je n’ai pas avec les deux supers lecteurs Kenwood tout aussi détaillés.

J’ai failli me laisser embarquer dans le tweak des lecteurs de CD, puis je me suis rendu compte sur des sites qui ont fait des mesures comparatives que c’était là aussi de l’idiophilie et du gaspillage d’argent. Il est bien préférable de prendre un modèle Vintage plus haut de gamme.

J ‘ai trouvé un ampli encore mieux que le SU 3400, c’est un Marantz assez rare et survitaminé : le PM 72 avec des perfs étonnantes qu’on retrouve bien sur à l’écoute. Là encore, Marantz a du se forcer un peu pour relancer une nouvelle gamme, pour qu’on en parle dans la presse spécialisée.

Récement les Dynaudio 100 ont laissé la place à des B & W DM640 qu’on m’a recommandées, elles étaient affichées à 50 €.

En fait j’ai deux chaînes HiFi pour lesquelles j’ai déboursé 500 € chacune.

« Mon ampli  » le SU 3400 est raccordé à mon PC et sur le tuner depuis deux ans, tournant de longues heures chaque jour ou presque, il a franchi le cap des 40 ans..

Mais en fin d’année 2013, une voie a commencé à crachouiller… Ca ne le fait plus, mais je pense qu’une bonne révision s’impose. J ‘ai complété mon équipement de labo en appareils de mesure pour contrôler la capacité et l’ ESR des condensateurs chimiques qui doivent être un peu fatigués.

Pour le remplacer temporairement pendant que je fais la révision, j’ai trouvé son successeur : un SU 7600 (1976 77), pour 60 € : performances équivalentes, légèrement plus puissant , un peu plus dépouillé, mais encore la même conception de châssis, une très bonne accessibilité ( sauf qu’il est mono carte et qu’ampli et préampli ne sont pas séparables), un peu plus léger. Plus on avance, plus c’est léger pour la même gamme de puissance, donc un peu sous dimensionné forcément. C’était le cas du SU 7100, plus récent ( 1978 ) affiché à 50 € ; une si petite différence de prix alors que la différence de fabrication est énorme et les performances sont moins bonnes. Il est aussi moins puissant et équipé de modules hybrides, qui ont un taux de distorsion plus élevé.

Pour l’anecdote, l’ ESRmètre m’a couté le double de l’ampli. Ce n’est pas indispensable, on peut très bien remplacer toutes les capas chimiques sans les contrôler, mais déformation professionnelle, j’aime bien faire le diagnostic et pouvoir contrôler les neufs que j’installerais. Très probablement des Panasonic pour rester fidèle à la version d’origine.

Plus tard je rédigerais un article sur les câbles de HP, j’ai réuni tous les éléments. Autant le dire tout de suite, je ne crois pas aux vertus des câbles ésotériques, avec des théories fumeuses qui défient les lois les plus élémentaires de la physique.

L’effet de peau existe bien. Contrairement à ce que disent les électroniciens de la HiFi, il commence même dès 50 Hz et il est loin d’être négligeable. EDF connait bien le problème dans ses postes HT, mais à cette fréquence il ne concerne que les très forts courants qui nécessiteraient des sections de conducteurs massifs énormes. Non ce n’est pas pour améliorer la musicalité de votre chaîne au niveau de vos prises de courant, mais pour réduire les pertes dans les jeux de barre. Dans un poste HT 10 % de pertes sur 500 MWh par jour à 4 € le MWh perdu, ça fait une somme ! Après l’effet de peau concerne la HF dans les bobinages, au dessus de 50 kHz. Au niveau de la HiFi on est donc pas concernés, l’effet est tellement faible, inférieur à la sensibilité de l’oreille humaine.

Un très bon cahier de Schneider.

Quand au bruit des isolants, il se manifeste sous des champs électriques de plusieurs kV !!! C ‘est ce qu’on appelle les décharges partielles. Mon labo a conçu des chaines de mesure spécifiques. On mesure des pico ou nano coulombs pour déterminer l’ état de santé des isolants des machines tournantes en 10 kV. Sauf qu’on ne trouve pas de telles tensions dans une chaine HiFi et qu’on ne mesure rien sur les moteurs en 380 V.

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14 commentaires pour La HiFi Vintage

  1. Dominique Vittori dit :

    Bonjour
    Nous nous sommes certainement croisés, je fréquentais, moi aussi le Drac Ouest, le Scotch club mais également le club des étudiants, Chez Papa, le Président, le Taka…
    En ce qui me concerne, c’était au milieu des années 70.
    Le son du Scotch club m’impressionnait également,les enceintes notamment, des Altec Lansing je crois.
    Ma première chaîne était une Dual que j’avais rachetée à un copain en 72 2*6 W, inutile de dire que je n’avais pas le son du scotch.
    Plus tard j’ai fréquenté HiFi Gordes puis HiFi Maurin.
    J’ai acheté beaucoup de disques chez Arthaud où j’appréciais particulièrement les vendeurs.
    J’en avais acheté également quelques uns (dont un Deep Purple) dans un magasin, Place Victor Hugo. Ce magasin vendait également du B&O,je cherche désespérément à retrouver son nom. Vous en souvenez-vous? J’ai quitté Grenoble en 80 et il me semble que le magasin n’existait déjà plus.
    Voilà, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire votre blog qui m’a rappelé de bons souvenirs.
    Nous avons, visiblement,partagé beaucoup de choses jusqu’à la déception de la façon dont on consomme la musique aujourd’hui. Personnellement, plus de 30 ans aprés j’aime toujours mes Kef 105 et j’achète de temps en temps un 33 t pour ma thorens 160 qui a 41 ans.
    Amitiés

    • Mathias dit :

      Bonjour ! Je balade sur l’internet suite à l’achat d’un tourne-disque Thorens TD 160 trouvé d’occasion qui doit avoir plusieurs dizaines d’années. Je n’arrive pas à trouver comment installer le tout pour que le son soit correct. Pourriez-vous m’aider svp ? Ce serait fort aimable de votre part. Avec mes meilleures salutations.

  2. jacqueline73 dit :

    Bonsoir Dominique.

    Je vous remercie pour ce message amical qui fait remonter plein de souvenirs.

    J’avais acheté mon ampli Technics chez Tempo HiFI, un tout petit magasin, sur le boulevard entre le pont de catane et la patinoire. Je me souviens d’un autre nom : Givet .Pour les autres , c’est plus difficile. Arthaud, forcément je vois bien le magasin et il est difficile d’oublier le nom. Sansui Revox c’était derrière la place Grenette, juste après Arthaud..

    Pour les disques, j’allais chez Ezèque ( il me semble que c’est ce nom là ! ). Ils vendaient aussi des pianos et des instruments de musique. Ces gens là connaissaient leur métier, de vrais pros, c’était un plaisir de leur demander conseil, pour le Jazz ou le classique. Hélas ils ont tous disparu pour laisser la place à des chaines qui apportent un service nul !.

    Comme je bossais, je n’ai pas trop fréquenté le milieu étudiant à l’époque, sauf peut être chez le grec : un petit restau pas cher, dans une petite rue qui donne sur la place Championnet.

    J’en parlais ici, il n’y a pas longtemps avec un monsieur de mon age, qui habitait à Grenoble à cette époque, on fréquentait aussi les mêmes endroits ( boites et restaus pas chers pour les jeunes ) et on a sûrement du s’y croiser. On a discuté fort tard.

    Le Grec , c’était un monument à Grenoble, tous les gens que je connais et qui ont vécu à Grenoble à cette époque vers l’age de 20 ans, sont allés y manger. Le décor , comme le patron étaient disons assez pittoresques. C ‘est sa fille qui faisait la cuisine et la vaisselle. Certains soirs , surtout le dimanche au retour du ski car tout était fermé ou presque, devant chez lui il y avait deux files d’attente : une à gauche qui attendait qu’une table se libère , et l’autre à droite qui avait été gentiment priée de terminer son dessert dehors, pour faire de la place 🙂 . Et tout ça dans la bonne humeur et l’insouciance de l’époque.

    Aujourd’hui les services d’hygiène fermeraient un tel établissement sur le champ, pourtant on a jamais été malades ( je n’en dirais pas autant de ma cantoche du boulot, pourtant très moderne ). C ‘était vieux, mais c’était pas sale. Il suffit de voir « cauchemar en cuisine » aujourd’hui pour constater qu’on a pas vraiment progressé dans ce domaine non plus..

    Le DJ du Scotch, je me souviens d’un monsieur très grand qui approchait de la quarantaine, très réservé, pas du tout exubérant ( pas de micro ), avec un costume col Mao très strict. Mais quel talent et quelle précision pour enchaîner les disques, pour faire monter l’ambiance, et pour varier. Il a du être malade de voir les nouveaux DJ scratcher sur leurs platines.

    Amitiés.

    • Bonneau pierre dit :

      bonjour, j’ai découvert ton site par hasard en webant,et je suis content de lire les avis d’une femme, dans ce vieux milieu macho. or vous avez raison les filles, la hifi peut être ,une passion très chouette, et vous pouvez y apporter votre sensibilité. le vintage est intéressant, car on peu trouver de l’ancien haut de gamme, achetable.il faut bien sur passer par de la rénovation, mais ensuite le résultat , est étonnant, car il est possible d’arriver a être ,encore mieux ,qu’au moment de la sortie sur le marché, de la marque. car il y a aussi du bon dans la modernité. Les qualités des composants, évoluent, bien sur. donc il est possible de faire profiter nos chers amis qui font de la musique, de l’évolution des composants. voila une salutation amicale et audiophile, du Berry.

  3. dja dit :

    Bonjour, je suis admiratif devant votre site, bravo et surtout continuez ainsi, la passion c’est éternel…
    Je suis peut être un peu jeune, 35 ans mais jai grandi au son de ces platines, tuners et amplis, mon père avait une chaine complète de chez Pioneer…quels souvenirs…et j’aimerai revivre ces moments d’enfances et me trouver une chaine hifi vintage en alu brossé comme vous présentez, que me conseillez vous?du pioneer?et puis je n’ai pas un grand budget je voudrai de la qualité et un prix abordable.

    Merci de votre aide et bravo encore…

    dja

  4. Ludovic dit :

    Bonjour Jacqueline
    Je ne sais pas par où commencer mais votre site est genial et on sent la passion qui vous anime, vous et les contributeurs.

    J’avais laissé un gros commentaire sur des magnétos à bande que je repare (en amateur) mais il n’a pas l’air d’être passé.

    On va voir si celui-ci vous parvient.
    Bien à vous.

    • BERNENGO Jean-claude dit :

      Bonjour Ludovic,

      J’ai appris que vous répariez les magnétophones à bandes. Si vous êtes un passionné de ce matériel, je vous rejoins volontiers sur ce terrain. Vu mon âge avancé, j’ai pu suivre le développement complet de ces enregistreurs, depuis le 38 cm/s en bande quart de pouce de l’ORTF (j’avais un frère preneur de son), jusqu’à l’emploi en audio de cassettes VHS, en passant par les mini-cassettes philips. J’ai encore un bon stock de matériel, comme un magnéto stéréo 4 pistes 9,5 / 19 cm/s Philips 4407, une platine Truvox à trois moteurs PAPST (mécanique remarquable, mais électronique à tubes à perfectionner) ou encore un excellent lecteur de cassettes TEAC. J’avais un REVOX G36 à tubes que j’ai vendu il y a peu.
      J’aimerais avoir quelques détails sur les bécanes que vous réparez, et, si cela vous intéresse, ouvrir une discussion technique sur le sujet.
      Cordialement,
      Jean-claude

  5. BOSSIAUX Joel dit :

    Bonjour Monsieur,
    Le moteur de recherche de google m’envoi vers vous qui êtes un passionné de hifi vintage .
    Voilà mon problème , je suis à la recherche d’un contacteur pour mon magnétophone à bande quadriphonique AKAÏ GX630DSS . J’aurai bien besoin de vos connaissances pour trouver cette pièce détachée trés particulière pour laquelle je pourrai vous envoyer une photo si vous le souhaitez . S’il était dans vos possibilités de me donner une adresse suceptible d’avoir des pièces pour cet appareil , je vous en serai bien reconnaissant . D’avance Merci . M.BOSSIAUX

    • BERNENGO Jean-claude dit :

      Bonjour Monsieur,
      Je suis d’accord avec « Bonneau » sur le fait qu’il n’y a rien a attendre d’AKAI pour ce matériel. Par contre, je possède un stock important de contacteurs à galette(s) ou à boutons, et une photo du vôtre me permettrait peut-être de trouver quelque chose d’approchant.
      Cordialement, en espérant pouvoir vous dépanner !

  6. Bonneau dit :

    bonjour, je connais ce matériel, excellent, Il ya quarante ans…inutile de contacter AKAI, ils n’ont plus les pieces…a mon humble avis, seule possibilité les restaurateurs vendeurs de hifi vintages. vous allez sur google , écrire hifi vintage, et clic apparaît une page avec plein d’adresses. voila bon courage. pi.r

  7. Bonneau dit :

    eh bien voila,une magie du web, après quelques contacts on trouve une solution…salutations audiophiles. pi.r

  8. Puech Sébastien dit :

    Bonjour,
    Je suis en possession d’un Ampli Scott A 416 et d’un tuner Continental Edison TU9048. Ils appartenaient à mon père et après en avoir longuement réfléchi (depuis 10 ans!!!!!!) je souhaiterais qu’ils retrouvent une seconde vie; malheureusement je ne suis pas assez doué en électronique et ne trouve personne intéressé par leur restauration et:ou leur conservation dans ma région. Je trouverais dommage que ce matériel finisse ses jours à la déchetterie et aimerais lui trouver un foyer digne de son potentiel 😉
    Je n’ai pas spécialement d’offre de prix de vente à proposer mais ne néglige pas la qualité du produit, c’est pourquoi je souhaite qu’il se retrouve entre les ptits doigts magiques d’une audiophile

  9. Olivier jolly dit :

    Bonsoir a tous et surtout bonsoir a vous jeanlouis31!
    Merci pour ce blog et pour la passion simple et vraie que vous mettez dans la réhabilitation de ces modèles vintage que l obsolescençe programée, un marketing surpuissant a l aune des gourous de « l audiophilie du portefeuille » et notre engouement pour tout envoyer a la poubelle auraient condamné à disparaitre. Mais vous ne vous contentez pas de leur redonner une jeunesse, ils ressortent d entre vos mains plus brillants encore qu ils ont été conçus! J en veux pour preuve le coup de baguette magique qui a transformé une citrouille CD60 en carosse … qui ne se transformera pas à minuit!!! Merci donc de faire profiter de vos dons et de votre passion à nous amateurs de musique et en recherche d une sonorité qui serait notre Graal et notre madeleine (de Proust of course!) avec ses appareils désormais uniques et si particuliers.
    Si la vérité est ailleurs, elle doit être chez Jean Louis et son projet si juste et si peu fou de nous faire reprendre conscience qu avec un peu d huile de coude et beaucoup d ingéniosité tout nos matériels ont un futur.

    Tres cordialement

    Olivier

  10. Philippe Albagnac dit :

    Bonjour.
    Blog très intéressant! Et effectivement entre passionnés il y a toujours quelque chose à dire ou à échanger et partager.
    cordialement
    Philippe

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